Chanel Cruise Collection 2016-17

Chanel Cruise Collection 2016-17

538

Chanel Cruise Collection 2016-17    Italiano-Inglese-New11 francese-Inglese-New

Karl Lagerfeld ha presentato la collezione Cruise 2016/17 all’Havana, un momento questo che verrà ricordato per sempre e segnato negli annali dei riti della primavera della Maison.

La sfilata ha attraversato il Paseo del Prado, l’arteria principale dell’Havana e simbolo del legame che unisce Cuba e la Francia: il Prado fu riprospettato da un architetto francese che mise ad ogni incrocio 8 spettacolari statue di leoni in bronzo, l’animale feticcio di Mademoiselle Chanel.

Il sole al tramonto ha dipinto di luce i leoni in attesa; la sfilata è iniziata con un passaggio che affermava la principale silhouette della collezione: il maschile-femminile terribilmente chic e irriverente. Una lunga giacca dal taglio maschile sopra ampi pantaloni con il risvolto, flat two-tone shoes, camicia con cintura in tessuto, cappello Panama fatto da Maison Michel portato sulle 23 dall’affascinante bellezza di Stella Tennant.

Un tema che attraversa tutta la collezione è una virtuosa interpretazione della “guayabera”, la tradizionale camicia cubana con le tasche che Karl Lagerfeld ha soprannominato il “Cuban tux” (lo smoking cubano).


? Qué bolá Coco ? On Tuesday May 3rd 2016, Karl Lagerfeld presented the CHANEL 2016/17 Cruise collection in Havana on the island of Cuba: a historic yet playful revolution that will go down in the annals of CHANEL’s spring rites.
The show took place on the Paseo del Prado, Havana’s main artery and symbol of the links uniting Cuba and France: the Prado was redesigned in 1928 by a French landscape architect who at every crossroads positioned eight spectacular bronze statues of lions, Mademoiselle Chanel’s fetish animal. CHANEL thus blended humbly into this predestined décor.

The setting sun haloed the watchful lions with gold; the show started with an opening passage affirming one of the major cruise silhouettes: masculine-feminine, terribly chic with a dash of scoundrel. A long masculine jacket over wide trousers with turn-ups, flat two-tone shoes, shirt belted with fabric, Panama hat by Maison Michel raffishly tilted over Stella Tennant’s haughty gaze. In this spirit of bold modernity, of boyish femininity, the “debutant dress” according to Karl Lagerfeld is jubilant: a tiered flounced petticoat in a leaf motif embroidered organza, contrasting with a mess jacket worn over a white shirt with tie.

The underlying theme of the collection is a virtuoso interpretation of the

For day, as a diaphanous blouse, it accompanies a pair of rolled-up chino trousers; for night, the guayabera reveals its potential for sensuality, as a black transparent organza blouse worn with a very tightly belted “sfumato” black and almond green flared skirt.
A perfectly pacific military parade, with adorable shorts and jacket suits in denim and khaki tweed, a parka in fringed tweed or this short-sleeve shirt with fantasy decorations embroidered by Lesage and Montex.

With the same youthful energy, the same audacity, a little pair of cycling shorts delicately rhinestoned and embroidered with camellias in “Chinese shadows” are animated by a top scintillating with multi-coloured palm trees.

Incredibly feminine and fluid – in a word, dancing – the collection multiplies the number of jackets and dresses with scooped necklines while pencil skirts liberate the movement for a hypnotic rhumba, and the ethereal dresses: the legendary Buick, Oldsmobile and Cadillac feature as prints in candy shades.

The palette is inspired by the vibrant baroque facades of the old town: yellow, pink, orange, turquoise, bright green burst and sparkle over the marvellous sequined and embroidered short little dresses, the chasuble-dresses in coral orange embroidered tweed. The same chromatic affirmation goes for the strapless dresses in sequins, with puffed sleeves, with fringes and feathers. The tobacco and Havana tones are reminiscent of the Cuban Picasso, Wifredo Lam. The blacks and the whites are shadowy, cloudy, smoky.

The ateliers have created wonders: the “tropical vegetation” embroideries are insanely refined: great leaves of Monstera Deliciosa caught between two layers of tulle for a subtle relief effect, a quasi-abstract “cigar” motif, birds of paradise on a long dress and bolero ensemble in beige crochet is stunning in its simplicity.

And always finished with a Panama hat, apart from the occasional sequinned black beret irreverently evoking “Commander” Che Guevara!

In tune with this wildly spiritual collection, woven flip-flops, caged sandals worn over cheeky ankle socks, crocheted backpacks, soft bundle bags with multi-coloured local snail patterns, and of course the “cigar box” reticule, a nod to the Cocohiba…

The party continued at the Plaza de la Catedral in Havana Old Town, the baroque and hedonistic heart of the city, in front of San Cristobal, one of the most beautiful 18th century churches in Latin America.

In an extraordinary tropical décor where every item of furniture and every decorative object was hand made by Cuban craftsmen and women, the 600 guests including CHANEL ambassadresses CHANEL ambassador Gaspard Ulliel, actresses, Ana de Armas and Geraldine Chaplin, Vanessa Paradis, Gisele Bündchen and Alice Dellal, Tilda Swinton, Marine Vacth, Alma Jodorowsky, music producer Caroline de Maigret, illustrator and model Langley Fox Hemingway and director Deniz Gamze Ergüven swayed to
the sounds of Septeto Habanero, Ibeyi, Rumberos de Cuba and the DJ Hugo Mendez….


¿Qué bolá Coco? Mardi 3 mai 2016, Karl Lagerfeld a présenté la collection Croisière 2016/17 de CHANEL à La Havane, sur l’île de Cuba : une historique et malicieuse révolution qui restera dans les annales du rituel printanier de CHANEL.

Le défilé eut lieu sur le Paseo del Prado, artère emblématique de La Havane et symbole des liens unissant Cuba à la France : le Prado fut redessiné en 1928 par un architecte-paysagiste français, qui posta à chaque croisement de rue huit spectaculaires statues de lions en bronze, l’animal fétiche de Mademoiselle Chanel. CHANEL s’est ainsi fondu avec humilité dans un décor prédestiné.

Le soleil couchant nimbait d’or les lions montant la garde ; le défilé démarra avec un premier passage affirmant une des lignes de force de la silhouette croisière: masculin-féminin, terriblement chic, un brin canaille. Veste masculine longue sur pantalon large à revers, chaussures plates bicolores, chemise ceinturée en tissu, panama réalisé par la Maison Michel incliné sur le visage altier de Stella Tennant. Dans cet esprit de modernité insolente, de féminité boyish, la « robe de débutante » selon Karl Lagerfeld fait jubiler: jupon volanté à étages en organza rebrodé motif feuillage, contrasté par un spencer lapidaire porté sur une chemise blanche cravatée.

Le fil rouge de la collection est une réinterprétation virtuose de la guayabera la blouse traditionnelle cubaine à poches, pattes sur les épaules et plis plats. Karl Lagerfeld la surnomme facétieusement le «smoking cubain».

Pour le jour, blouse vaporeuse, elle accompagne un pantalon chino roulé ; le soir, la guayabera révèle son potentiel de sensualité, à travers une blouse transparente d’organza noir portée avec une jupe très ceinturée et évasée noir «sfumato» et vert amande.

Marche militaire totalement pacifique, avec d’adorables ensembles shorts-vestes en denim et tweed kaki, une veste martiale kaki en tweed frangé ou cette chemise à manches courtes et décorations fantaisistes brodées par Lesage et Montex.

Même énergie juvénile, même audace avec un petit cycliste noir délicatement strassé et rebrodé de camélias en «ombres chinoises» animé par un haut scintillant de palmiers multicolores.

Terriblement féminine et fluide, dansante en un mot, la collection multiplie les vestes et les robes à encolures très dégagées, les jupes crayons évasées libérant le mouvement pour une rumba hypnotique, et les robes aériennes : succès pour l’imprimé Buick, Oldsmobile et Cadillac aux couleurs de bonbons.

La palette est inspirée par les couleurs acidulées des façades baroques de la vieille ville : jaune, rose, orange, turquoise, vert vif, elles éclatent et miroitent sur les merveilleuses petites robes courtes pailletées et rebrodées, les robes – chasubles en tweed rebrodé orange corail. Même affirmation chromatique pour les robes bustiers à paillettes, manches ballons, à franges et plumes. Les teintes tabac et havane rappellent les tableaux du Picasso cubain, Wifredo Lam. Le noir et le blanc sont ombrés, nuageux, fumés.

Les ateliers ont réussi des prodiges : les broderies «végétales tropicales» sont d’un raffinement fou: grandes feuilles de Monstera Deliciosa prises entre deux voiles de tulle pour un subtil effet de relief, motif «cigare» quasi abstrait, perroquets de paradis sur ensemble robe longue – boléro en crochet beige à tomber de simplicité.

Et toujours le panama, sauf lorsqu’un béret noir intégralement pailleté évoque avec irrévérence celui du «commandante» Che Guevara!
Au diapason de cette collection follement spirituelle, claquettes de plage tressées, sandales arachnéennes portées sur socquettes coquettes, sac à dos en crochet, baluchons mous à motifs d’escargot local multicolore, et bien sûr, le réticule « boîte à cigares», clin d’oeil Cocohiba…

La soirée s’est poursuivie Plaza de la Catedral, dans Habana Vieja, le cœur baroque et hédoniste de la ville, devant San Cristobal, une des plus belles églises du XVIIIe d’Amérique latine. Dans un extraordinaire décor tropical où chaque meuble, chaque objet de décoration fut réalisé manuellement par des artisans cubains, les 600 invités parmi lesquels les ambassadrices de CHANEL Vanessa Paradis, Gisèle Bündchen et Alice Dellal, l’ambassadeur de CHANEL Gaspard Ulliel, les actrices Tilda Swinton, Marine Vacth, Alma Jodorowsky, Ana de Armas et Geraldine Chaplin, la productrice de musique Caroline de Maigret, l’illustratrice et mannequin Langley Fox Hemingway et la réalisatrice Deniz Gamze Ergüven ont chaloupé sur Septeto Habanero, Ibeyi, Rumberos de Cuba et écouté le DJ Hugo Mendez….Belle nuit havanaise, chaude et murmurante.