Julien Fournié Haute Couture FW 2015

Julien Fournié Haute Couture FW 2015

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Julien Fournié Haute Couture FW 2015    Italiano-Inglese-New11 francese-Inglese-New

“La prima Notte”

Ispirato dai film fantasy dei primi del 1900 Julien Fournié ha reinventato questa stagione la magica couture parigina.

Affascinato dall’esoterismo e dal magnetismo dei film di Karl Freund o  di Marcel L’Herbier (rispettivamente “Mad Love” e “Fantastic Night”), il designer francese ritrae personaggi femminili che usano il mistero per esibire la loro forte personalità.

“Ho anche letto le lettere fra le “Six Sisters”, una selezione delle lettere private delle sorelle Mitford” ha detto Julien “Ero affascinato dal pensiero indipendente e dal grande spirito di queste socialites che contrariamente le loro radicalmente diverse visioni politiche, riuscivano a mantenere relazioni burrascose ma durature, sempre pronte a brillare insieme con meravigliosa eleganza, anche in tempi difficili”

Una silhouette caratterizzata da spalle ridimensionate, collo alto e una vita segnata che dolcemente circonda i fianchi e con la schiena scoperta da tessuti sheer. Tutto è giocato sulle sfumature del nero, ma c’è posto anche per il velluto grigio, brillanti scintille smeraldo, glitter rosso danno alla “Prima notte” di Fournié uno speciale allure.

In questo mondo di apparenza, le maniche sono spesso lunghi guanti che coprono le mani lasciando scoperto il pollice, l’illusorio tulle copre e in parte mostra la pelle in una magnetica strategia di seduzione.


First Night

Inspired by the early twentieth century fantasy films, Julien Fournié has reinvented this season the magic of Paris Couture.

Fascinated by the esotericism and the magnetism of Karl Freund’s or Marcel L’Herbier’s movies (respectively “Mad Love” and “Fantastic Night”), the French couturier portrays the female characters who favor mystery to enhance their strong personality.

“I also read Letters between Six Sisters, a selection of the Mitford sisters’ private correspondence “, says Julien Fournié. “I was fascinated by the independent thinking and the great wit of these socialites who, despite their radically different political views, were keeping stormy but enduring relationships, always ready to shine together with wonderful elegance, even in troubled times. “

With a contained shoulderline highlighting a long neck, a marked waistline slightly rounding the hips, with backs featuring inlays and favoring sheer fabrics, the silhouettes by Julien Fournié constitute a collection that makes shades of black sing. In some looks, the brightness of grey velvet, several sparkles of emerald, or the deep glitter of ruby confer upon Julien Fournié’s “First Night” a specific glitz.

In this world of semblance, sleeves are often extended like gloves to cover hands to the thumb joint, “illusion“ tulle partly covers the skin in a magnetic strategy of charm.

Moiré silks are often substituting velvet or crinkled vinyl on the back of tuxedos. The opening silhouettes intrioduce the ready-to-wear collection of the season, which will be available in stores on the day after the show (particularly at Le Printemps department store, in Paris). These first fifteen numbers conjure up the world of magicians, notably through integrated capes at the back of a raincoat or of a little gray dress, but also in a riding-coat with integrated vest, in jackets with with a detachable tail, in jumpsuits with fabulous inlays of lace or 3D brocades. A black Art Deco skyline on a fuchsia background is featured in the season’s exclusive print. Julien Fournié proposes with it a tunic a long skirt and a wide blouse with lavallière, which he also declines in a lightweight brocade of sheer black and silver.

The twenty following numbers reveal the specific witchcraft of Paris Couture. Grey or emerald silk velvet pieces are ofthen embroidered with sequins in the same shades. A “diamond- shaped ” neckline is embellished with Art Deco geometric patterns. The work undertaken in collaboration with Sophie Halette renews the use of lace embellishments and adds depth to vulnerability through three-dimensional craftsmanship .

Drapé in fuchsia silk jersey with asymmetrical back, glittery bustiers with flaring corollas, chiffon or jersey gowns, a hooded sheath in embroidered velvet, a textile sculpture featuring a bouquet of velenous flowers hypnotize to the spectacular final dress in crinkled black vinyl.


Julien Fournié s’inspire du cinéma fantastique de la première moitié du XXème siècle pour réinventer cette saison la magie de la Couture parisienne.

Fasciné par l’étrange et l’illusion des films de Karl Freund ou de Marcel L’Herbier (comme respectivement « Les mains d’Orlac » ou « La nuit fantastique »), le couturier français dessine des personnages de femmes dont le mystère rehausse la force.

« J’ai aussi lu une édition de la correspondance entre les sœurs Mitford Letters between Six Sisters », confie le jeune couturier. « J’ai été fasciné par l’indépendance de pensée de ces femmes du monde, complices malgré leurs points de vue politiques opposés et leurs relations tumultueuses, et toujours prêtes à briller ensemble en société par leur élégance merveilleuse, même dans une époque trouble. »

Carrures contenues mettant en valeur un port de tête altier, tailles marquées, hanches légèrement arrondies, dos jouant de découpes et de transparences, les silhouettes de Julien Fournié se taillent cette saison dans une collection qui fait chanter les noirs. Les brillances du velours gris, tous les éclats de l’émeraude, la profondeur du rubis resplendissent dans
la « Première Nuit » de Julien Fournié.

Dans cet univers d’illusions, les manches se prolongent comme des gants qui recouvrent la main jusqu’à l’articulation du pouce, le tulle « nude » voile à peine la peau dans une ensorcelante stratégie de charme.

La moire omniprésente se substitue souvent au velours ou au vinyle craquelé en un tour de passe-passe à l’arrière des premiers smokings. Les silhouettes qui ouvrent le défilé révèlent la collection de prêt-à-porter de la saison disponible en magasin dès le lendemain (notamment au Printemps à Paris). L’univers de la magie est évoqué dans ces quinze premiers passages, notamment à travers des capes intégrées à l’arrière d’une gabardine et d’une petite robe grise, dans une redingote avec trompe-l’œil de gilet intégré, dans les vestes à queue-de-pie amovible, dans deux jumpsuits aux fabuleuses incrustations de dentelle ou de brochés reliéfés. L’imprimé de la saison évoque une ville Art Déco qui se découpe en noir sur un ciel fuchsia. Julien Fournié y taille une tunique, une longue jupe portefeuille et un ample chemisier à lavallière qu’il décline aussi dans un broché léger noir et argent.

Les vingt passages suivants relèvent de la précise féérie de la Couture parisienne. Le velours se brode de sequins ton sur ton aux éclats retenus. Certain décolleté de forme « diamant » se pare de motifs géométriques Art Déco. Le travail entrepris en collaboration avec Sophie Halette renouvelle l’utilisation des embellissements sur la dentelle en ajoutant de la profondeur à la vulnérabilité grâce à un montage en trois dimensions.

Drapé en jersey de soie fuchsia à dos asymétrique, bustiers scintillants s’évasant en corolle, robe de mousseline ou de jersey ajouré, fourreau à capuche bi-matière et velours brodé, sculpture textile à bouquet de plantes carnivores enchantent jusqu’à la robe finale en vinyle craquelé noir, au volume époustouflant.